Immersion en crèche avec Babilou

Samedi 28 mai, Babilou, premier groupe de crèches d’entreprises et de collectivités, m’a invitée avec Paul au 15 rue d’Amsterdam, dans le 8e arrondissement de Paris, pour vivre une expérience inédite autour du jeu. Pendant deux heures, Dominique, Directrice de la Petite Enfance, et Valérie, Responsable pédagogique, m’ont aidée à décrypter le comportement de jeu et les potentialités de mon bébé.

Ainsi, Paul serait plus dans l’observation et l’imitation que dans l’expérimentation. Cela en fait un bébé ultra attentif à ce qui l’entoure. Concrètement, il aurait tendance à regarder ses petits copains manier les jouets avant de s’en emparer lui-même pour les tester.

Chez Babilou, il n’y a pas de pédagogie dogmatique. Pour autant, les installations et le choix des jouets sont très pensés. Les différentes pièces, qui sont autant de pôles dédiés à l’âge et au niveau des enfants, sont décorées sobrement. Ici, pas de couleurs criardes sur les murs ni de jouets qui font un boucan d’enfer. Tout est imaginé pour développer la sensorialité des enfants dès le plus jeune âge tout en les accompagnant dans les premières années de leur vie.

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Pendant que Paul découvre son nouvel univers, je suis en grande conversation avec Dominique, Directrice de la Petite Enfance chez Babilou
®Babilou

Sur le tapis bleu pâle du pôle bébé, on retrouve quelques jouets qui n’ont qu’une seule fonction chacun : un bâton de pluie pour développer l’ouïe, une balle creuse pour faciliter la préhension, un hochet en bois pour diversifier les sensations au toucher… Pas plus. « On pense à tort que les bébés ont besoin d’être entourés de beaucoup de jouets, de couleurs et de bruits pour s’éveiller, explique Dominique. Mais c’est faux ! C’est une représentation de l’adulte. Un bébé fatigue vite et ne doit pas être soumis à trop de stimuli au moment du jeu. » Qu’en est-il alors de mon arche musicale que j’utilise depuis quasi la naissance de Paul ? « Ce n’est pas l’idéal pour les bébés qui ne se déplacent pas encore tout seul, prévient-elle. Ce type de jouet est imposé au regard de l’enfant qui, même s’il détourne la tête, est inondé d’informations. Il en devient passif. » J’en prends bonne note…

Je profite de cette conversation pour en savoir plus sur le comportement de Paul sur le tapis de jeu. A cinq mois, j’ai constaté qu’il n’allait pas chercher les jouets autour de lui. Il semble même s’en désintéresser si on ne lui met pas directement dans les mains. Dominique se veut rassurante : « Chaque bébé évolue à son rythme, il faut savoir respecter cela et leur faire confiance. Un conseil : mettez Paul sur le dos puis éloignez légèrement les jouets de sa tête pour qu’il puisse les voir. Eveillez son intérêt en secouant légèrement un hochet à grelot, par exemple. Vous verrez que s’il en a vraiment envie, il fera tout pour l’atteindre. C’est comme cela qu’il va apprendre à basculer sur le côté, à ramper… » En gros, j’ai une fâcheuse tendance à tout lui servir sur un plateau en pensant bien faire. Finalement, mon rôle en tant que maman, c’est d’aider mon enfant, pas de tout faire à sa place ! « C’est important de jouer avec son bébé, ajoute Dominique. Cela crée du lien, de la complicité. Et bien sûr, cela lui permet d’avoir certains déclics. Mais en aucun cas il ne faut le forcer. Par exemple, Paul est très tonique. On sent qu’il pourrait très bien se mettre assis. Mais il ne le fait pas encore. Simplement parce qu’il n’est pas prêt. Il faut lui faire confiance dans ses capacités motrices en développement. »

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Chaque zone de la crèche est pensée en fonction de l’âge et du niveau des enfants
®Babilou

Paul commence à chouiner. Il est un peu fatigué. Dominique me propose de l’emmener dans la salle « Zen » de la crèche. En entrant dans la pièce, on se retrouve dans l’obscurité. Seules quelques lampes d’ambiance s’illuminent de couleurs douces. Une petite musique favorise la décontraction. « Ici, nous avons imaginé une pièce calme qui, pour autant, n’est pas faite pour dormir, assure Valérie qui nous accueille. Toutes les lumières, même si elles sont tamisées, sont en fait des stimuli pour les petits. Nous voyons cette pièce comme une nouvelle façon de développer la sensorialité des bébés. » Mais alors, le projecteur d’étoiles lumineuses que j’enclenche chaque soir dans le noir pour endormir mon fils, c’est mal ? « Tant que la lumière n’arrive pas directement dans ses yeux, il n’y a pas de problème, me rassure Valérie. C’est même très efficace au moment de la sieste ! » Justement, c’est l’heure de dormir pour Paul. ZZZZzzzz…

Merci aux équipes de Babilou pour leur accueil chaleureux, leurs bons conseils et leur bienveillance.

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